Premières impressions


L'île de Pâques (nommée Rapa Nui en pascuan) est un confetti de 24 km sur 12 de large, perdu dans le Pacifique, à environ 4000 km de toute terre. Une île volcanique au passé légendaire.


Première surprise : mais qui a dit que l'île de Pâques était complètement pelée ? En fait, une bonne moitié ressemble un peu à l'Irlande. Très verte. Avec des chevaux en liberté partout.

Vue générale de Hanga Hoa

 

Hanga Hoa, capitale et unique agglomération de l'île (regroupant la quasi totalité des 3500 habitants de l'île), est fleurie, boisée, verdoyante.

Même le petit cimetière, en bord de mer, a des airs de jardin tropical... Une vraie ville polynésienne en somme !

 

Nous découvrons notre résidence : "chez Lili et Tadéo", idéalement située à 100m de la petite plage de Hanga Hoa.

Un joli jardin et des bungalows  avec une vue exceptionnelle sur la baie...

 

Lili est venue nous attendre à l'aéroport avec les traditionnels colliers de fleurs polynésiens... notre arrivée est un enchantement !

Anne. Tadéo... Mais qu'est-ce qu'ils ont tous dans la main ? C'est quoi cette drôle de glace jaune ?

Des ananas !

Ici, ils sont tellement tendres et sucrés, que les vendeurs les épluchent tout simplement comme une orange et nous les tendent par la queue, prêts à être dégustés.

Sain, pratique et délicieux !

 

Un petit mot destiné aux voileux qui rêvent d'aller à l'île de Pâques en bateau : y aller est facile mais rester est une autre paire de manches !

L'unique port est en fait un minuscule abri à faible tirant d'eau, peu protégé des vents d'Ouest.

 

L'île de Pâques se situe à 27°09' Sud, soit à l'extrême sud des Alizés. Ces vents d'Est (alizés) cèdent donc souvent la place à des vents d'Ouest générés par les dépressions du Grand Sud.

 

Résultat : il est fréquent qu'une baie parfaitement abritée se transforme soudain en mouillage infernal parce que le vent a tourné. Il faut alors aller se réfugier de l'autre côté de l'île.

 

Lili m'a conté les déboires de malheureux plaisanciers qui avaient retrouvé leur voilier éventré sur la côte à leur retour de promenade !
Dans ces conditions, aller à terre sera toujours un crève coeur pour le marin soucieux de son bateau.

 

De plus, il faut noter que mouiller n'est pas facile car peu d'endroits sont accessibles en annexe.

La plage d'Anakena est un superbe mouillage mais à l'autre bout de l'île, très loin de Hanga Hoa.

Vraiment, l'île de Pâques, ça se mérite !

 

En tout cas, pas de doute, nous sommes bien à Rapa Nui : dès la descente de l'avion, nous sommes accueillies par notre premier Moai ! (Un faux...).

Nous sommes impatientes d'en voir des vrais, de visiter l'île et de tout comprendre. Vous aussi ?

Alors, rendez-vous page 2 !

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Le mythe fondateur