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AHU,MOAI et PUKAO - page 2
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LE PUKAO : coiffe
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Certaines
statues étaient coiffées d'un énorme bloc de tuf volcanique rouge, pesant plusieurs
tonnes : le pukao.
On suppose que cette coiffe cylindrique représentait
le chignon traditionnel pascuan. D'autant plus que les chefs se
teignaient souvent les cheveux en rouge...
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Tous les pukao proviennent du petit
volcan
Puna Pau, un peu au Nord de Hanga Hoa. Donc très loin des plates-formes.
Comment les amenait-on au pied des statues ?
Et, surtout, comment placait-on en équilibre
sur la tête d'un moai cette masse de plusieurs tonnes? Mystère
et boule de gomme !
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LES MOAI
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Les premiers habitants
instaurèrent un système féodal très hiérarchisé, dominé
par la noblesse fondatrice, les descendants du roi Hotu Motua. Chaque dignitaire
était divinisé et, à sa mort, son clan érigeait
sur une plate-forme sacrée une statue sensée le représenter.
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Ainsi, par l'intermédiaire
de sa statue, le chef décédé pouvait transmettre
aux hommes sa puissance divine (son Mana) et veiller
sur le village.
Chaque statue avait donc un nom et était l'objet d'un
culte fervent.
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Le moai ne rigole pas du tout : il
a toujours les lèvres pincées et n'affiche aucune expression.
En effet, aucun mot, aucune
mimique ne suffirait
à exprimer son essence divine. Seule
l'intensité de son regard peut transmettre une telle force.
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C'est pourquoi, dès que la statue
était dressée sur l'ahu, on lui ajoutait des yeux, faits de corail blanc et
d'une
pupille en obsidienne.
Selon la tradition orale, le moai avait
la charge
de tout ce qu'il "voyait". Il ne fixait donc
pas le ciel mais bel et bien le village et les hommes
qu'il surveillait.
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 Ahu
Ko Te Riku
L'unique
moai à qui l'on ait remis des yeux lors de sa restauration.
Toutefois,
l'essai n'est pas très concluant car les statues fixaient le village à leurs
pieds et non le ciel.
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Maintenant, imaginez : une vie entière
passée sous le regard inquisiteur de ces
immenses statues. Rien ni personne ne pouvant échapper
à leur vigilance. 24 heures sur 24.
Big Brother à la mode pascuane...
Un peu stressant à la longue, non ? Ça méritait
bien une révolution !
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Aujourd'hui, tous les yeux des moais
ont disparu. Un
seul oeil a été retrouvé. Un seul sur 900 statues...
étrange, n'est-il-pas ?
Ces yeux de corail, assez fragiles,
n'ont peut-être pas résisté à la chute des statues.
Mais on peut aussi imaginer que les pascuans, avant d'abattre les moais, se
soient appliqués à faire disparaître ces yeux. Les hommes échappaient
ainsi définitivement à l'emprise des moais en les privant
de leur énergie vitale.
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La
plupart des moais ont les bras tendus le long du corps
et leurs mains aux longs doigts aristocratiques reposent
sur le ventre.
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L'ahu Akivi - L'unique site où les
statues font face à l'océan
Ces
sept moais sont les "découvreurs" de Rapa
Nui.
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Selon la légende, avant de venir s'installer sur l'île de
Pâques, le roi Hotu Motua aurait envoyé 7 éclaireurs. Ce sont eux
qui lui auraient indiqué l'existence de cette île.
Ces pionniers ont été divinisés
et font face à la mer car ils regardent,
au loin, la Polynésie dont ils sont venus (cf.
Anakena et le mythe fondateur).
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Mais le vrai mystère... la grande question, c'est
: "Comment les hommes transportaient-ils ces énormes statues
monolithiques, pesant plusieurs dizaines de tonnes ?"
L'île est jonchée de moais qui n'ont pas survécu
à l'épreuve du transport. Ils gisent par terre, abandonnés
à leur triste sort...
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Tous
les moais devaient rejoindre leur plate-forme en partant de leur
lieu de création : la carrière du volcan Rano Raraku...
Avant de revenir sur la question du transport,
allons voir de plus près cette carrière...
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La carrière du Rano
Raraku... SUITE
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