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La carrière du Rano
Raraku... suite
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LE TRANSPORT DES STATUES
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Longtemps, on retint l'hypothèse d'un transport
couché sur des rondins de bois. Rondins de Toromino,
un bois très dur qui, autrefois, se trouvait en abondance sur l'île.
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Cette idée est aujourd'hui fortement
remise en question.
De nombreuses statues ne résistaient pas
à l'épreuve du transport. Brisées, elles étaient alors abandonnées
sur place. Elles gisent encore sur le sol. Or, si elles étaient allongées
sur des traîneaux de bois, comment tombaient-elles ? Comment se cassaient-elles ?
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La tradition orale a toujours soutenu que
les "Moais marchaient jusqu'aux plates-formes".
Désormais, les chercheurs s'orientent plutôt
vers cette idée. Les statues
auraient bien été transportées debout.
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Après avoir étudié les encoches
laissées par le frottement de cordes à la base des statues, un archéologue pascuan, Sergio
Rapu, a reconstitué ce déplacement
vertical.
Les hommes faisaient pivoter la statue,
alternativement de gauche à
droite, centimètre par centimètre. Exactement comme pour bouger une grosse
armoire.
Ainsi, le moai "marchait"
jusqu'à sa plate-forme, distante de plusieurs kilomètres
: un pas
à gauche, un pas à droite...
La manoeuvre nécessitait de nombreux
hommes et le trajet s'étalait sans doute sur plusieurs mois, voire plusieurs
années, car les hommes ne travaillaient pas en continu. Mais qu'importait
le temps ?
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 Eriger un moai n'était,
finalement, qu'une question de patience et de persévérance. Tout
comme
la construction des cathédrales, des temples incas, des pyramides...
Avec la force de la Foi... De la Foi et
surtout du système féodal offrant aux seigneurs une main d'oeuvre soumise et bon marché.
De nombreux hommes périrent ou furent blessés
en manipulant ces mastodontes de pierre qui pesaient plusieurs
dizaines de tonnes.
Nul doute que chaque famille pascuane
pleurait un père, un frère ou un fils, sacrifié au culte des ancêtres...
ça valait bien une petite révolution...
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LA FIN DES MOAI
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L'expédition
de Lapérouse, en 1786
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En 1722, Le premier Européen à "découvrir"
l'île de Rapa Nui fut l'amiral Hollandais Jacob Roggeveen.
Arrivé le Dimanche de Pâques, le nom de l'île
fut tout trouvé !
Roggeveen dévoila au monde l'existence de cette
île et de ses énigmatiques statues.
Or, lorsque
James Cook accosta sur l'Île de Pâques, en 1774, il constata que de nombreuses
statues avaient été abattues. Information confirmée
par La Pérouse en 1786.
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En
fait, la société pascuane avait commençé
à se dégrader un peu avant l'arrivée
des Européens.
Fin 17ème, l'île de Pâques
comptait environ 10.000 habitants, ce qui
était considérable pour cette petite île. Des tensions
apparurent entre les tribus.
Ces luttes intestines
déchirèrent les Pascuans jusqu'à la
fin du 18ème et mirent fin
au culte des ancêtres. Les hommes renversèrent les statues après leur avoir arraché
les yeux.
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 Triste
spectacle que ces géants honnis,
anéantis... Eux qui furent adorés pendant environ
neuf siècles !
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Enfin, séismes et tsunamis
finirent d'abattre les quelques rescapés.
Bientôt, plus aucune statue
ne resta debout.
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LE DEBOISEMENT
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Jusqu'au
17ème siècle, l'île de Pâques était couverte d'une
grande diversité d'arbres et d'arbustes.
La rumeur prétend que les pascuans auraient déboisé l'île de Pâques, à force d'utiliser les
arbres pour rouler
les moais.
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Les
hommes auraient tranquillement continué à
couper
les arbres sans se préoccuper du lendemain, sans voir
que les forêts s'amenuisaient ? C'est peu
vraisemblable...
L'analyse de charbons de bois prélevés
dans des fours et foyers révèle que, à partir de la
deuxième moitié du 17ème siècle, les familles cessèrent
d'utiliser le bois comme combustible et brûlèrent plutôt
des herbes.
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Ce brusque changement de comportement
indiquerait une disparition soudaine de la
forêt. Une catastrophe écologique probablement due à
une longue période de sécheresse tout à fait inhabituelle.
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 De
plus, l'île de Pâques est située dans une zone de fréquents
séismes et tsunamis au cours desquels des vallées entières furent noyées,
des arbres arrachés. Le sel accumulé dans la terre empêcha la repousse
des arbres détruits.
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Enfin,
les rats amenés par les premiers habitants avaient proliféré
dans d'énormes proportions. Ils dévoraient les jeunes
pousses, freinant ainsi le renouvellement des arbres.
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Grottes,
aku-aku et autres mystères... SUITE
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