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VALPARAISO
- Page 2 - Le port et la ville basse
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La veille de notre arrivée, un terrible incendie a ravagé la ville
basse et tout le quartier était bouclé par les pompiers. Nous
ne vous parlerons donc pas des bars mythiques du port de Valparaiso,
chers à tant de marins.
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Du centre ville, nous ne verrons que l'Hôtel
de Ville. Inspiré de la Mairie de Paris... mais en bleu. Et
pourquoi pas
?
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Mais,
même sans l'incendie nous n'aurions peut-être pas traîné dans
la ville basse car, pour la première fois au Chili, nous ressentons
une certaine insécurité. Valparaiso, ville sinistrée depuis l'ouverture
du Canal de Panama en 1914, sombre peu à peu dans la misère... La
délinquance s'y répand.
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 Enfin,
n'exagérons rien. Cela ne nous empêche pas de participer au rituel
touristique incontournable : faire le
tour du port sur d'antiques embarcations à moteur, surchargées
de touristes chiliens.
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Tout
le monde s'entasse au risque de faire basculer le bateau. Mais nous
sommes touristes ; il faut l'assumer. Alors, malgré nos appréhensions,
nous sautons en souriant dans le bateau et prenons des photos...
comme il se doit.
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 Nous
découvrons ainsi cette baie ceinturée de collines, où l'on distingue
les perçées rectilignes
des funiculaires.
Dans
le port, est amarré le bateau emblématique de l'armée chilienne : l'Esmeralda. Malheureusement, ce magnifique 4 mâts-barque
est aujourd'hui le bateau de la honte.
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De
récentes révélations publiques ont
dévoilé au monde que, du temps de Pinochet, Esmeralda était
un centre de détention. Et bien plus qu'un centre
de détention ; un lieu de tortures... C'est un sujet brûlant qui
revient régulièrement dans les conversations. Hé oui, c'est aussi
ça le Chili ; un pays qui se relève doucement de son passé. Un passé trop
récent pour ne pas être encore douloureux et un peu tabou.
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 Heureusement, tout
n'est pas si noir. Pablo Neruda, lui, a
beaucoup oeuvré pour le rayonnement du Chili dont il est l'une des grande
figures de proue. Non seulement par le Prix Nobel de littérature
qui lui fut décerné en 1971 mais aussi par son action politique
et ses nombreux voyages diplomatiques.
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Comme
Cadet Roussel, Pablo a trois maisons.
Toutes
aussi excentriques les unes que les autres.
A Santiago, à Isla Negra et à Valparaiso. Nous
visitons donc "La Sebastiana", accrochée sur les hauteurs
de la ville.
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Grand
collectionneur d'insolite, Neruda avait l'art de mettre en
scène des objets totalement loufoques. L'agencement des
pièces et l'ameublement plutôt surréaliste de La Sebastiana
confirment ce talent.
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 La
silhouette de Pablo Neruda, découpée sur cette causeuse de
jardin (où l'on reconnaît son célèbre béret), permet de converser
avec lui en tête avec tête. Pourquoi s'en priver... il est entièrement
à votre écoute ?!
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Enfin, poète amoureux de la mer, Pablo Neruda
avait installé son bureau au dernier étage d'où il jouissait d'une
vue imprenable sur la baie de Valparaiso. Pas mal, hein ?
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 Valparaiso
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