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HISTOIRE MARITIME

XVIIIe siècle - Page 1

 

MARINS FRANÇAIS À LA DÉCOUVERTE DU MONDE, de Jacques Cartier à Dumont d'Urville - Etienne Taillemite

Si depuis la fin du Moyen Âge l'Europe a manifesté une vocation marquée pour l'exploration et l'appropriation du monde, la France est demeurée à l'écart des Grandes Découvertes, et sa participation à la connaissance géographique des océans est relativement modeste au Grand Siècle.
Mais le rattrapage fut brillant aux XVIIIe et XIXe siècles. L'Encyclopédie, la mise en place d'institutions scientifiques nouvelles, l'élaboration de programmes complexes et ambitieux, la collaboration des marins et des savants, la conception de bâtiments mieux adaptés aux navigations lointaines ainsi qu'une meilleure organisation des conditions de vie à bord permirent aux Français de multiplier les expéditions. Les Bougainville, Lapérouse et autres Dumont d'Urville ont découvert des îles par centaines, établi des routes maritimes par dizaines, jeté les bases d'une exploration systématique de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande, de l'Antarctique et de beaucoup d'autres terres.

Cet ouvrage met en relief la figure d'hommes, pour certains injustement oubliés, mais qui, animés d'un courage exceptionnel dans un environnement difficile, réalistes, curieux, ouverts, ont accumulé une extraordinaire somme d'observations géographiques comme géologiques, botaniques, et zoologiques. Les récits et les études qu'ils ont laissés s'inscrivent aussi parmi les premiers documents ethnographiques sur des peuples à la rencontre desquels ils sont allés le plus souvent sans esprit de conquête.
L'épopée des marins français partis à la découverte du monde n'avait jamais été écrite dans sa totalité. Il fallait l'érudition et le sens du récit que l'on connaît à Etienne Taillemite pour écrire une page aussi glorieuse que méconnue.

724 pages - 30 €

 

 

Europe et espaces maritimes au XVIIIe siècle - Guy Richard

Cette collection s'adresse aux candidats des concours externes et internes du CAPES et de l'Agrégation d'Histoire et Géographie. Présentant des aspects essentiels d'une question du programme, chaque volume peut être le point de départ de l'étude de ce thème et l'instrument de la révision générale avant les différentes épreuves. Il est aussi proposé des articles spécialisés, qui complètent les cours dispensés dans les universités. Ces ouvrages sont également destinés aux enseignants et à toute personne que l'Histoire et la Géographie intéressent.

La mer avait été, pour les Européens jusqu'à la fin du XVe siècle, circonscrite à la Méditerranée. Avec Colomb, Vasco de Gama, Magellan et son tour du monde, les Hispano-Portugais avaient accédé à l'Atlantique et au Pacifique. Mais au XVIIIe siècle, par l'intermédiaire de leurs grandes Compagnies, Français et Anglais se partagèrent l'Inde, les Hollandais s'installèrent à Batavia et à Ceylan.
En face de la Carrera de Indias, se développait en Mer de Chine, dans l'Océan Indien, ou en Insulinde, le country-trade. En même temps, la traite négrière, créée au XVe siècle, devenait florissante, déportant plusieurs millions d'Africains sur les plantations des Antilles et d'Amérique.
Les conséquences de cet essor maritime furent incommensurables, tant au point de vue économique qu'au point de vue politique avec notamment l'indépendance des Etats-Unis et la constitution de vastes empires coloniaux.

1997 - 191 pages - 14 €

 

Espaces maritimes au XVIIIe siècle - Pascal Brioist - Collection Clefs concours

La collection Clefs concours s'adresse à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, et offre une synthèse par sujet. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune :
- Des repères ; un rappel des faits qui constitue la trame événementielle de la question (L'évolution des rapports de force)
- Des synthèses sur les personnages et lieux qui jalonnent le sujet (Marchands, Compagnies, administrations, marins et officiers, prisonniers, pirates...)
- Les grandes "thématiques" indispensables à la compréhension des enjeux de la question (Flottes et navires, cartes et instruments de navigation, Produits de luxe)
- Des outils méthodologiques : chronologie, cartes, glossaire, historiographie, sources et bibliographies
- Un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques qui complètent l'index.

1997 - 255 pages - 12 €

 

 

LOUIS XVI OU LE NAVIGATEUR IMMOBILE - Etienne Taillemite

Non, aussi surprenant que cela puisse paraître, tout n'a pas été dit sur Louis XVI. Si les affaires de l'Etat l'assommaient, la géographie et les explorations maritimes le passionnaient. Lui qui fut le moins militaire de nos rois s'attacha à reconstituer une marine forte. Alors que son maître mot en politique était attendre, il prit des décisions capitales en engageant la France dans la guerre d'indépendance américaine. L'évocation de l'outre-mer l'arrachait à son univers quotidien envahi de soucis multiples et lui offrait, par le rêve et l'imaginaire, un échappatoire au monde clos et étouffant de la cour. Homme du passé, obsédé par le maintien des traditions d'un monde qu'il aurait souhaité immuable, Louis XVI ne conçut curieusement la modernité que pour cette marine qui était, par essence, mouvement et ouverture sur le Nouveau Monde.

2002 - 265 pages - 17.50 €

 

 

JAMES COOK, sa vie, ses voyages - Maurice Thiéry

Maurice Thiéry (1862-1935) dresse, dans cet ouvrage, un portrait très documenté du célèbre navigateur et explorateur britannique, James Cook (1728-1779), disparu en défendant ses hommes lors d'une émeute aux îles Sandwich (Hawaï).
James Cook a parcouru l'océan Pacifique, de l'océan Antarctique au Détroit de Bering. On lui doit la découverte de la Nouvelle-Zélande et des îles Sandwich (Hawaï).

Une note de l'Auteur suffit à donner le ton de ce livre aussi intéressant qu'agréable à lire :
"Dans cet ouvrage, nous nous sommes efforcés de faire une évocation aussi vivante que possible de l'illustre navigateur. Pour atteindre ce but, nous avons choisi, parmi les extraordinaires aventures dont sont remplis les voyages du Capitaine Cook, celles qui nous ont paru les plus saisissantes et les plus propres à faire ressortir le caractère de l'homme et le génie du marin. Nous n'avons point voulu auréoler ou plutôt noyer d'érudition la figure de James Cook. Nous n'avons recherché que deux choses : la vérité et la clarté."

2ème trimestre 2007 - 201 pages - 20 €
 

 

RELATIONS DE VOYAGES AUTOUR DU MONDE - JAMES COOK

"J'ambitionnais non seulement d'aller plus loin qu'aucun homme n'était encore allé, mais aussi loin qu'il était possible d'aller..." En onze ans,  James Cook mena trois voyages d'exploration autour du monde. C'est au cours du troisième voyage, après une campagne de navigation entre les côtes américaines et sibériennes durant l'été 1779, qu'il fut tué par des habitants de l'île Hawaii.
Les voyages de Cook constituent un saut capital dans la technique et l'esprit même des navigations. Ils marquent le début de la période moderne. Avec Cook, l'honnête homme, brillant, curieux et entreprenant, comme Bougainville, est dépassé : l'ère des "spécialistes" commence. Pour la première fois est montée, avec les concours officiels nécessaires, une expédition où l'élément scientifique est soigneusement constitué : on fait appel à de multiples disciplines, la moisson est systématiquement récoltée et rationnellement exploitée au retour. Surtout, Cook abandonne définitivement le voyage "linéaire" pour une exploration méthodique, systématique. La masse d'informations amassée ainsi par Cook dans tous les domaines, de la géographie à l'anthropologie, est inégalée, et sert encore de référence pour l'histoire des sociétés océaniennes.

455 pages - 13 €
 

 

KERGUELEN

 

 

VOYAGES dans les mers du Nord, Australes et des Indes - KERGUELEN
Yves-Joseph de Kerguelen-Trémarec

Le 26 avril 1767, Yves-Joseph de Kerguelen-Trémarec (1734-1797) part de Brest pour la mer du Nord, sur ordre du Roi. Il a pour mission de mettre bon ordre parmi les pêcheurs français et de protéger la pêche à la morue. Il se livra également à des études et observations utiles pour la navigation. Il étudia les moeurs, les usages des habitants des contrées nordiques que sont l'Islande, le Groenland, la Norvège, les îles Orcade, Shetlands et Féroé.
Le 1er mai 1771, du port de Lorient, le vaisseau Le Berrier commandé par Kerguelen met à la voile pour les mers Australes et des Indes. Depuis longtemps, le célèbre navigateur avait formé le projet de partir vers l'immensité des mers qui environnent le pôle Sud - du cap Horn au cap de Bonne Espérance en passant par la Nouvelle-Hollande (Australie) - et de découvrir ces terres. Un nouveau voyage s'ensuivra.

Cet ouvrage est la réunion de deux livres publiés respectivement en 1771 et en 1782, constitué d'extraits  de ses journaux de bord, accompagné d'un glossaire et d'observations sur Madagascar, de recommandations sur les vaisseaux de guerre et la marine.

Réédition 2007- 308 pages - 25 €

 

 

KERGUELEN. Le phénix des mers australes - Alain Boulaire

Si l'archipel des Kerguelen est connu, sait-on que ce nom lui fut donné par le célèbre navigateur anglais Cook, en hommage à l'un de ses confrères breton, qui, en 1773, avait découvert ces îles australes ? Yves-Joseph de Kerguelen-Trémarec est un officier de marine savant et érudit, un parfait représentant du siècle des Lumières servant dans une arme dont la haute technicité nous étonne encore aujourd'hui. La navigation, au XVIIIème siècle, se fait à bord de voiliers remarquables conçus par des ingénieurs-constructeurs et bâtis dans des arsenaux comme celui de Brest, pour la marine du roi. L'hydrographie et la cartographie sont de plus en plus rigoureuses grâce à des officiers comme Kerguelen. Mais ce qui frappe le plus chez ce gentilhomme breton, c'est sa soif de vivre, son goût pour l'aventure et son amour de la marine et de la patrie.
De Landudal où il est né, il commence à servir à Brest, après des études solides à Quimper. Il va alors de Dunkerque à Rochefort, en passant par Port-Louis, de Saint-Domingue à l'Île Maurice, en passant par Bergen, mener une vie passionnante et féconde. Il atteint le sommet de la gloire lorsque Louis XV le récompense pour avoir donné au royaume la France australe. Mais la roche Tarpéienne est proche du Capitole, et après un second voyage au cours duquel il brave tous les interdits, Yves-Joseph de Kerguelen-Trémarec est jugé par un Conseil de guerre, qui le chasse de la marine. Réintégré lors de la guerre d'indépendance, mais hors de la marine du roi, il va alors connaître tour à tour nouveaux départs et échecs immérités, comme si, désormais, la fortune se refusait à lui. Cependant, sans jamais baisser les bras, il continue à oeuvrer pour la France et pour sa marine pendant la difficile période de la Révolution, et, tel le fabuleux phénix, il semble toujours renaître de ses cendres. Cette vie est donc un roman fantastique que le plus imaginatif des auteurs aurait eu scrupule à écrire, tant il est plein de rebondissements, d'ombres et de lumières.

1997- 224 pages, quelques illustrations noir et blanc - 19,82 €

 

 

KERGUELEN, LE VOYAGEUR DU PAYS DE L'OMBRE - Isabelle Autissier

Âgé seulement de 38 ans, le chevalier Yves Joseph Marie de Kerguelen de Trémarec (1734-1797) fut choisi par le roi de France, Louis XV, pour aller découvrir la Terra Australia, la face encore cachée du monde. A son premier voyage, il perçoit au loin "un petit pâté d'un brun violacé sur l'horizon". Il en fait une description idyllique, mais sans y poser le pied. Kerguelen obtient le commandement d'une seconde mission, aux moyens sans précédent. L'expédition tourne mal. A bord, l'accusation d'inconduite, Kerguelen ayant embarqué avec lui sa très jeune maîtresse Louison, le scorbut, les tempêtes de glace, la putréfaction des hommes et des marchandises, mènent le navire au bord de la mutinerie. A terre, ce sont les intrigues qui auront raison du trop rêveur Breton. Le voyageur du pays de l'ombre a donné son nom à une terre qui fit sa perte.
Isabelle Autissier a su apporter à Kerguelen, biographie au long cours, une force romanesque, une puissance d'évocation personnelle.

Isabelle Autissier nous propose de revivre dans le détail les deux voyages de "découverte" de Kerguelen et le contexte dans lequel ils les effectua. Ecrit dans un style très fluide, cet ouvrage instructif se lit comme un bon roman.

Mars 2006 - 305 pages - 18.90 €

 

LAPÉROUSE
 

 

LE MYSTERE LAPÉROUSE - ou le rêve inachevé d'un roi - Association SALOMON

1788, la Boussole et l'Astrolabe, les deux frégates de Lapérouse, font naufrage à Vanikoro dans le sud des îles Salomon en Océanie. Parti de Brest 3 ans plus tôt, sur ordre de Louis XVI, Jean-François de Galaup de Lapérouse doit remplir plusieurs missions : observations scientifiques, implantation de comptoirs pour le commerce, ouverture de nouvelles routes maritimes...
Sans nouvelles de l'expédition, l'inquiétude s'installe en France. Qu'est devenu Lapérouse ? Si l'équipage a touché terre, où s'est-il rendu ? Et s'il y a eu naufrage, quelles en sont les circonstances, où se trouvent les épaves ? Le mystère Lapérouse était né.
Autant de questions auxquelles des passionnés, des chercheurs et des archéologues tentent de répondre, de Dumont d'Urville au XIXe siècle jusqu'à l'Association Salomon aujourd'hui.
Depuis 1981, au cours de sept campagnes de fouilles menées par l'Association Salomon, de nombreux fragments de l'expédition Lapérouse ont été collectés. Canons, pièces de monnaies, instruments de navigation, objets du quotidien retracent peu à peu l'histoire d'une aventure passionnante. En 2003, une découverte spectaculaire est faite. Un squelette d'un membre de l'équipage est retrouvé. Qui donc est cet "inconnu de Vanikoro" ?
Lapérouse n'a pas encore livré tous ses secrets...

Mars 2008 - 399 pages, très nombreuses photos et illustrations - format 25.5 x h.29 cm - 39.90 €

  

 

LES ESPRITS DE VANIKORO - Le mystère Lapérouse - François Bellec, de l'Académie de marine

En 1785, Louis XVI confie le commandement de l'une des plus grandes expéditions maritimes de son temps au capitaine de vaisseau Jean-François de Galaup de Lapérouse. Son but : achever la cartographie de la planète, établir de nouveaux comptoirs commerciaux et ouvrir de nouvelles routes maritimes autour du monde.
Le 15 mars 1788, les deux frégates de Lapérouse, la Boussole et l'Astrolabe, disparaissent corps et biens à quelques encablures de l'actuelle mégalopole australienne, Sydney. Où sont-elles ? Qu'est-il advenu de leurs équipages ? Le "Mystère Lapérouse" est né, et l'une des plus fascinantes enquêtes de notre histoire commence. Depuis 30 ans, les recherches se poursuivent pour explorer l'île de Vanikoro et tenter de comprendre ce que fut le destin tragique de ces hommes.
En 2005, la Marine nationale a mis à la disposition de l'Association Salomon et des archéologues le Jacques Cartier, un bateau de 80 mètres de long. L'amiral Bellec a fait partie de cette expédition. Il établit ici, à l'aide de nombreux documents d'époque, de dessins et d'aquarelles, de photos de feuilles terrestres et sous-marines, une chronique parallèle des deux voyages à plus de deux siècles d'intervalle.

Novembre 2006 - 190 pages, très nombreuses photos et illustrations - album enrichi d'un cahier hors texte d'écrits originaux de l'expédition Lapérouse imprimés sur papier Arches -  format 24.5 x h.29.5 cm - 35 €

  

 

VOYAGE AUTOUR DU MONDE SUR L'ASTROLABE ET LA BOUSSOLE (1785-1788)
JEAN-FRANÇOIS DE LAPÉROUSE

"A-t-on des nouvelles de Lapérouse ?", demandait Louis XVI à la veille de son exécution. Huit ans plus tôt, il avait personnellement couvé de ses soins les plus attentifs les préparatifs d'un voyage conçu comme l'"idée du règne". Toute la France avait suivi avec passion le voyage du navigateur. Parti en 1785, il n'a plus donné signe de vie après 1788, date à laquelle il a pu expédier son dernier courrier. En 1791, l'Assemblée constituante a voté les crédits d'une expédition de recherche qui restera infructueuse. Ce n'est qu'en 1828 que Dumont d'Urville pourra localiser avec précision la fin tragique de l'expédition de Lapérouse sur les rives de l'île de Vanikoro... "Sa Majesté regarderait comme un  succès des plus heureux de l'expédition qu'elle pût être terminée sans qu'elle eût coûté la vie à un seul homme", précisaient les instructions du navigateur. Elle n'eut aucun survivant.
L'importance du voyage de Lapérouse vient de ce qu'il clôt définitivement une époque : prenant la relève de l'amateurisme éclairé et brillant de Bougainville, tirant les leçons des explorations méthodiques de Cook, il se présente comme une véritable expédition scientifique, tant par le matériel très élaboré que par le haut niveau de l'équipe de savants embarqués. Désormais, c'est la notion de progrès, le critère d'utilité qui prévalent. Si l'on voit se dégager ainsi les fondements de la réflexion anthropologique du XIXe siècle, c'est bien surtout aux débuts de la mise en pratique de l'idéologie coloniale moderne que l'on assiste.
Deux siècles plus tard, le journal de bord de Lapérouse a passé le relais à de nouveaux journaux de bord, ceux des expéditions d'autres savants, d'autres marins, partis à sa recherche. Aujourd'hui encore, l'aventure continue.

414 pages - 12,50 €

  

 

LA PÉROUSE, le gentilhomme des mers - Hans-Otto Meissner

Le compte de La Pérouse (né en 1741) a déjà une brillante carrière d'officier de marine derrière lui quand, en 1783, Louis XVI le charge d'une expédition scientifique, préparée dans le plus grand secret, à la découverte du Pacifique.
Avec ses frégates, La Boussole et L'Astrolabe, il quitte Brest en 1785 pour un immense voyage qui le mènera, après avoir doublé le cap Horn, sur la côte nord-ouest de l'Amérique, puis à Hawaï, Macao, les Philippines. Le 2 août 1787, il reconnaît le détroit entre l'île de Sakhaline et la Corée, et gagne le Kamtchatka, d'où il expédie ses journaux de route et ses cartes vers la France via la Sibérie. Par les Samoa, il atteint l'Australie, d'où part sa dernière lettre, en février 1788. Après ces trente mois de navigation, c'est le silence, et durant quarante ans, le mystère planera sur les événements. En 1826, on retrouvera divers objets ayant appartenu à l'expédition dans l'île de Vanikoro (Hébrides). Trois ans plus tard, Dumont d'Urville repérera des vestiges de L'Astrolabe et en 1960, c'est l'amiral de Brossard qui découvrira l'épave de La Boussole. Qu'étaient devenus les naufragés ? L'énigme ne sera jamais éclaircie. Mais dans la destinée de ce marin exceptionnel que fut La Pérouse, on ne peut s'empêcher de voir une sorte de correspondance avec celle de la marine française : d'un côté la fin d'un grand marin, admiré même par ses ennemis anglais ; de l'autre, la fin d'une marine prestigieuse, celle de Louis XVI, laissant la mer à l'Angleterre.

Mars 2004 - 317 pages - 21.50 €

  

LA PÉROUSE, Explorateur du Pacifique - John Dunmore

Après James Cook, La Pérouse est incontestablement le plus grand explorateur du Pacifique du XVIIIème siècle.
En 1785, le capitaine de vaisseau La Pérouse est chargé par Louis XVI d'effectuer un voyage de découverte destiné à compléter les expéditions de Cook et de Clarke. Pendant deux ans et demi, l'Astrolabe et la Boussole parcourent le Pacifique.
Le livre de John Dunmore raconte l'homme, sa famille, et les débuts de sa carrière dans la société française de l'époque, les années passées dans l'océan Indien et la vie dans les colonies, sa participation à la guerre de l'Indépendance américaine en 1782 et la triste et romantique histoire de son mariage. Peu à peu, se dévoile la vie de l'explorateur qui parvient à repousser les limites du monde, de celui qui le premier reconnaît la côte de l'Amérique du Nord jusqu'à l'Alaska, sillonne les mers du Japon et gagne les côtes de Sibérie.
Le 10 mars 1788, les deux frégates lèvent l'ancre de Botany Bay, en Australie. On les voit faire voile vers le Nord, puis s'évanouir. Le mystère de la disparition de La Pérouse et de ses compagnons ne sera éclairci que 40 ans plus tard, lorsqu'un capitaine anglais découvrira les vestiges d'un naufrage au large des îles Vanikoro.
Depuis, les expéditions de recherche n'ont cessé de se succéder pour tenter de ramener au jour les dernières traces du capitaine au long cours.

312 pages - 19,82 €

  

MOI, JEAN GUILLOU, SECOND CHIRURGIEN DE L'ASTROLABE  - Voyage de Lapérouse (1785-1788)
Jean Guillou

Le 1er août 1785, les deux navires La Boussole et l'Astrolabe, commandés par le Comte de Lapérouse quittaient la rade de Brest pour l'un des derniers grands voyages de découverte du siècle. Ils ne revinrent jamais au port... A bord de l'Astrolabe, Jean Guillou, second chirurgien du bord, entame la rédaction d'un journal qui retrace les différentes étapes de ce voyage tragique, jusqu'à son épilogue, resté mystérieux avant la découverte de ce témoignage...
Une histoire vraie ? Première question du lecteur. Une imposture ? Surtout pas ! Mais plutôt un récit historique qui emprunte une voie parallèle, mais proche de la réalité.
L'auteur, Jean Guillou, ancien marin natif des Côtes d'Armor, après s'être découvert un homonyme animé par la même passion de la mer et de l'aventure, a refait presque toutes les escales de Lapérouse dans son voyage de circumnavigation. Il a participé dans le cadre de l'Association Salomon à trois expéditions de fouilles sous-marines à Vanikoro. Il est allé plusieurs fois dans cette  île qui vit la disparition de Lapérouse et de ses compagnons en 1788. Il a recherché des traces des disparus en Australie.
Nul mieux que lui ne pouvait interpréter le destin funeste de son alter ego et de ses deux cents compagnons.
Jusqu'à Botany Bay, le sort de l'expédition ne peut être évoqué que par les rapports de Lapérouse (groupés dans le livre du Général Millet Mureau paru en 1797) et les rapports et lettres personnelles des participants. De nombreux livres sont issus de ces documents. Par contre, le naufrage, la survie et la mort n'ont eu pour témoins que des indigènes dont un petit nombre existait encore quand le Capitaine Dillon découvrit Vanikoro en 1827.
Le récit de Jean Guillou est une avancée concrète dans le lancinant "mystère Lapérouse" qui dure depuis plus de deux siècles.

309 pages, assez nombreuses illustrations et photos - 19,06 €

  

L'ÉNIGME LAPÉROUSE -  Yves Jacob

Gentilhomme des mers imprégné de l'esprit des Lumières, Lapérouse est l'une des plus grandes figures de la marine française. Il participa à la guerre d'Indépendance américaine et fut chargé par Louis XVI d'effectuer avec deux navires, La Boussole et l'Astrolabe, un grand voyage où étaient prévues, entre autres, la reconnaissance des côtes de l'Alaska et une nouvelle exploration du Pacifique.
Le 1er août 1785, les deux navires quittent Brest, ils se dirigent vers le cap Horn, abordent huit mois plus tard l'île de Pâques, puis explorent les îles Hawaï, les côtes de l'Alaska, celles de Californie, sillonnent les mers de Chine et du Japon, se dirigent, en novembre 1787, vers les îles Samoa où une partie de l'expédition est massacrée par les indigènes.
Accablé par cette tragédie, Lapérouse fait lever l'ancre en direction de l'Australie et fait escale à Botany Bay (port naturel au sud de l'actuelle ville de Sydney), alors occupé par les Anglais. Dans une précédente lettre adressée en France le 7 février 1788, il précise qu'il souhaite visiter les îles Tonga, la Nouvelle-Calédonie, les îles Salomon, la Nouvelle-Guinée, l'Australie. Ce sera malheureusement son dernier message puisque l'expédition disparaît peu après.
Plusieurs recherches seront entreprises pour retrouver des traces des navires et tenter en vain de percer le mystère de ces disparitions. Quarante ans plus tard, Dumont d'Urville retrouvera des structures de l'épave de l'Astrolabe. D'autres expéditions se succéderont jusqu'à nos jours avec une fascination croissante. En 1964, l'amiral de Brossard situera avec précision le lieu du naufrage de La Boussole. Mais y eut-il des survivants ? Et dans ce cas, quelle fut leur fin ? Quel bilan peut-on faire des découvertes du gentilhomme des mers ? C'est à toutes ces questions que l'auteur se propose, dans un livre haletant qui fait revivre l'esprit de la Marine royale et l'attrait pour l'inconnu qui motiva cet homme au destin exceptionnel et mystérieux.

296 pages - 25 €

 

D'ENTRECASTEAUX A LA RECHERCHE DE LAPÉROUSE - Deux sabots sur la mer -  Jean-Yves Ledru

Contraint de fuir sa chère Normandie, François Décamp, marin pêcheur inscrit maritime à Fécamp, se retrouve à Brest. Dans ce port, au comble de l'agitation, la Recherche et l'Espérance sont en armement. Elles doivent naviguer de conserve dans une expédition commandée par Bruni d'Entrecasteaux. Le Normand est engagé comme aide-pilote à bord de l'un des deux navires. Louis XVI a confié au contre-amiral deux missions : celle de porter secours à La Pérouse - parti de Brest en 1785 et dont on est sans nouvelles - et celle de découvrir de nouvelles ressources dans les terres australes inconnues. Réparties sur les deux fausses frégates, 222 personnes, dont 12 savants, franchissent le goulet de Brest le 28 septembre 1791.
Le 5 février 1795, une vingtaine de rescapés de l'expédition reviennent à Brest.
A travers le regard de François Décamp - le héros principal de ce roman historique - Jean-Pierre Ledru, après de patientes et minutieuses recherches dans les documents d'époque, nous fait revivre ces quatre longues années de découvertes et de souffrances sur les mers du Sud. Années durant lesquelles les événements politiques vont se bouculer et transformer la France.

2ème trim. 2007 - 558 pages - 25 €

 

 

 

La trilogie Lapérouse dans la collection "Récits introuvables"
 
 

LE MESSAGER DE LAPÉROUSE -  J.B.B. de Lesseps

Le texte présenté ici fut publié pour la première fois en 1790 à Paris sous les titre et sous-titre :
"Journal historique du voyage de M. de Lesseps, Consul de France, employé dans l'expédition de M. le comte de  Lapérouse, en qualité d'interprète du Roi ;  depuis l'instant où il a quitté les frégates françaises au port de Saint-Pierre et Saint-Paul du Kamtschatka jusqu'à son arrivée en France le 17 octobre 1788".

"C'est à son aptitude spéciale pour le russe qu'il dut bientôt d'être attaché à l'expédition de la Pérouse. de Lesseps devait aider les capitaines français à négocier avec les naturels du rivage du Kamtschatka. L'interprète désigné par le roi avait le grade d'enseigne, et devait contribuer dans la mesure de ses moyens à la réussite de l'expédition. Les deux frégates de la Pérouse, la Boussole et l'Astrolabe, partirent de Brest le 1er août 1785...
...Deux années après, en septembre 1787, les deux frégates abordèrent à Saint-Pierre et Saint-Paul, le port situé le plus à l'extrémité de la presqu'île du Kamtschatka. C'est de là que partit mon oncle, chargé par la Pérouse de rapporter à Paris, à travers ces pays inconnus, les cartes, les notes et toute la première partie du travail de l'expédition." (Extrait de l'introduction par Ferdinand de Lesseps).

Au péril de sa vie, Jean-Baptiste-Barthélémy de Lesseps mettra un an pour rejoindre l'Europe en franchissant les fleuves, les lacs gelés, les bourbiers, changeant d'équipages et de guides à de multiples reprises. Le journal de cette incroyable épopée fut publié pour la première fois en 1790. Il est écrit comme un véritable récit d'aventures à la rencontre des paysages sibériens et des peuples qui les occupent. L'auteur ne savait pas encore qu'il serait le seul survivant de l'expédition Lapérouse, perdue corps et biens sur les côtes de l'île de Vanikoro dans le Pacifique Sud.

296 pages - 22,50 €
 

À LA RECHERCHE DE LAPÉROUSE -  P. Dillon

L'expédition Lapérouse s'est perdue corps et biens en 1788 sur une petite île du Pacifique : Vanikoro. Nous le savons grâce à l'opiniâtreté d'un homme : Peter Dillon. Dès 1827, il fut le premier à découvrir les traces de l'expédition et su interpréter la tradition orale des habitants de l'île. Ce capitaine irlandais nous a laissé le récit épique de ses aventures dans le Pacifique Sud, véritable fresque maritime où l'on croise aussi bien les anthropophages que la douceur de vivre des insulaires. Ce texte réédité pour la première fois reste d'actualité suite aux dernières découvertes, qui lèvent un peu plus à chaque nouvelle expédition le voile du mystère qui enveloppe les naufrages de la Boussole et de l'Astrolabe.

Ce récit de Peter Dillon fut publié tout d'abord en anglais en 1829, puis très rapidement traduit et édité en français l'année suivante sous le titre original : "Voyage aux îles de la mer du Sud en 1827 et 1828 et relation de la découverte du sort de Lapérouse".

2005 - 312 pages, quelques gravures - 24,50 €

 

 

LE VOYAGE DE LAPÉROUSE- de Brest à Botany Bay
Rédigé d'après les manuscrits originaux de Jean-François Galaup de Lapérouse et annoté par J.B.B. de Lesseps, unique survivant de cette expédition
Suivi d'un appendice renfermant tout ce que l'on a découvert depuis le naufrage jusqu'à nos jours. Accompagné d'une carte générale du voyage et de gravures de l'époque et d'un fac-similé d'une lettre de Lapérouse.

Après les aventures de Jean-Baptiste Barthélémy de Lesseps à travers la Sibérie (voir ci-dessus : "Le messager de Lapérouse"), complétées par l'enquête et la découverte par Peter Dillon du lieu du naufrage de l'expédition Lapérouse ("A la recherche de Lapérouse"), c'est tout simplement par le récit de cette navigation légendaire que se termine cette trilogie. Seul de Lesseps, unique survivant de l'expédition, pouvait condenser et compléter ce texte de façon utile : c'est cette version qui est proposée ici. A l'heure où les dernières recherches sur le site des naufrages à Vanikoro nous en apprennent toujours plus sur cette tragique expédition, il est indispensable de reprendre le voyage à son origine : Brest, le 1er août 1785.

2005 - 207 pages, gravures noir et blanc - 22,50 €
 

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