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 HISTOIRE DE L'EXPLORATION POLAIRE

page 1 : XVIe / XXe siècle

 

 

Page 2 :
Début XXème (1900/1930)
Page 3 :
À partir des années 30
 

 

 

 

PRISONNIER DES GLACES - LES EXPÉDITIONS DE WILLEM BARENTSZ (1594-1597)
Relations de Gerrit de Veer

A la fin du XVIème siècle, pour aller vers la Chine et les richesses de l'Orient, Hollandais et Anglais tentèrent de trouver, le long des côtes de la Norvège, de la Russie puis de la Sibérie, une route plus courte et plus sûre que celle qui les obligeait à contourner l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance. Willem Barentsz fit trois tentatives infructueuses, en 1594, 1595 et 1596, pour trouver ce passage du nord-est qui ne sera finalement franchi que trois siècles plus tard. Lors de son troisième voyage, Barentsz et ses compagnons découvrirent le Spitzberg et l'île aux Ours (Björnoeya), avant d'être pris par les glaces, à la pointe septentrionale de la Nouvelle-Zemble (Novaya Zemlia), par les 76°N. Les marins durent hiverner neuf mois dans une cabane qu'ils bâtirent (retrouvée en 1871), se nourrissant de renards et luttant chaque jour contre les ours affamés, le scorbut et le froid extrême. Ils quittèrent leur logis de fortune le 14 juin 1597 et regagnèrent le monde civilisé après avoir parcouru en chaloupe plus de 2800 km de mer glacée. Barentsz mourut en route et seuls douze survivants arrivèrent à Amsterdam, le 1er novembre 1597. L'un d'eux, Gerrit de Veer, écrivit le récit de leur périple qui connut à l'époque un immense succès dans toute l'Europe avant de retomber dans l'oubli ; le voici enfin restitué avec riche iconographie de l'époque et autres documents. Les expéditions de Willem Barentsz constituent la première grande aventure de l'histoire de l'exploration du Grand Nord.

283 pages, nombreuses illustrations noir et blanc - 26 €

 

BÉRING. Kamtchatka - Alaska 1725-1741 -  Jean Mabire

En 1725, le tsar Pierre le Grand envoie une expédition maritime depuis la presqu'île du Kamtchatka, pour "faire route au nord et découvrir comment on rejoint l'Amérique". Elle est conduite par un Danois : Vitus Jonassen Béring. Seuls quelques cosaques et trappeurs ont fréquenté ce bout du monde, sans pouvoir dire s'il existe une terre entre la Sibérie et l'Alaska. Béring doit parcourir 8000 kilomètres à travers l'Asie avant d'atteindre la côte du Pacifique où il construit un bateau. Il parvient en 1728 au cap Dezhnev, constate l'existence d'un détroit, découvre plusieurs îles et relève une partie importante des côtes de la Russie septentrionale,mais, effrayé par les féroces tribus Tchoukis, il fait demi-tour sans avoir vu la côte américaine. Il n'abordera la côte sud de l'Alaska qu'en 1740, franchissant enfin le détroit qui portera son nom. Son épopée s'achève tragiquement en 1741 sur la principale des îles du Commandeur, l'île de Béring, qu'il avait découverte l'année précédente, où son navire s'échoua et où il mourut du scorbut. Né en 1861, Béring a exploré l'Arctique pendant 36 années, contribuant de manière déterminante à la définition géographique de la planète. Béring demeure pourtant un personnage mystérieux. A travers son aventure, on découvre les parages inconnus des îles Aléoutiennes et du Grand Nord de l'océan Pacifique qui ont hanté les navigateurs depuis le XVème siècle jusqu'aux victoires du Nordenskjöld (passage du nord-est en 1878-1879) et Amundsen (passage du nord-ouest en 1903-1905).

1996 - 252 pages - 18,95 €

  

 

KERGUELEN. Le phénix des mers australes - Alain Boulaire

Si l'archipel des Kerguelen est connu, sait-on que ce nom lui fut donné par le célèbre navigateur anglais Cook, en hommage à l'un de ses confrères breton, qui, en 1773, avait découvert ces îles australes ? Yves-Joseph de Kerguelen-Trémarec est un officier de marine savant et érudit, un parfait représentant du siècle des Lumières servant dans une arme dont la haute technicité nous étonne encore aujourd'hui. La navigation, au XVIIIème siècle, se fait à bord de voiliers remarquables conçus par des ingénieurs-constructeurs et bâtis dans des arsenaux comme celui de Brest, pour la marine du roi. L'hydrographie et la cartographie sont de plus en plus rigoureuses grâce à des officiers comme Kerguelen. Mais ce qui frappe le plus chez ce gentilhomme breton, c'est sa soif de vivre, son goût pour l'aventure et son amour de la marine et de la patrie.
De Landudal où il est né, il commence à servir à Brest, après des études solides à Quimper. Il va alors de Dunkerque à Rochefort, en passant par Port-Louis, de Saint-Domingue à l'Île Maurice, en passant par Bergen, mener une vie passionnante et féconde. Il atteint le sommet de la gloire lorsque Louis XV le récompense pour avoir donné au royaume la France australe. Mais la roche Tarpéienne est proche du Capitole, et après un second voyage au cours duquel il brave tous les interdits, Yves-Joseph de Kerguelen-Trémarec est jugé par un Conseil de guerre, qui le chasse de la marine. Réintégré lors de la guerre d'indépendance, mais hors de la marine du roi, il va alors connaître tour à tour nouveaux départs et échecs immérités, comme si, désormais, la fortune se refusait à lui. Cependant, sans jamais baisser les bras, il continue à oeuvrer pour la France et pour sa marine pendant la difficile période de la Révolution, et, tel le fabuleux phénix, il semble toujours renaître de ses cendres. Cette vie est donc un roman fantastique que le plus imaginatif des auteurs aurait eu scrupule à écrire, tant il est plein de rebondissements, d'ombres et de lumières.

1997- 224 pages, quelques illustrations noir et blanc - 19,82 €

  

LE PASSAGE DU NORD-OUEST - 1847/1906  -  F.L. McClintock et R. Amundsen

Christophe Colomb et ses successeurs rêvèrent pendant quatre siècles de trouver le "Grand Passage" qui permettrait de contourner l'Amérique par le nord et de gagner ainsi l'Orient par la voie la plus directe. Le présent volume raconte l'odyssée de ceux qui, au siècle passé, tentèrent l'aventure et y laissèrent souvent la vie, et l'exploit de celui qui parvint, à bord d'une simple barque de pêche, à frayer la route des glaces.

"Sir John Franklin et ses compagnons" - Rapports officiels du Capitaine McClintock
En 1845, sir John Franklin, à la tête de plusieurs centaines d'hommes embarqués à bord de l'Erebus et du Terror, se perd corps et biens dans l'enfer blanc. Sa veuve, l'indomptable lady Jane, aide F.L. McClintock à armer un yacht, le Fox, qui disparaît en 1857 pour deux ans, échoue dans sa tentative de passer d'un océan à l'autre, mais rapporte des révélations horrifiques sur la fin de Franklin et de ses compagnons. De quoi décourager les âmes les mieux trempées...

"De l'Atlantique au Pacifique par les glaces Arctiques" - Relation du Capitaine Roald Amundsen
Il faudra attendre le tournant du siècle pour qu'un Norvégien solitaire, Roald Amundsen, tente sa chance sur un sloop de vingt mètres à peine, escorté par six hommes d'équipage. Ils mettront trois ans à trouver une brèche dans la banquise et n'atteindront les parages du détroit de Béring qu'en 1906, après une succession d'aventures inouïes dont le récit, à l'époque, stupéfia le monde.

2 relations de voyage, illustrées de gravures magiques, qui se lisent comme de passionnants romans d'aventure.

1992 - 185 pages, quelques illustrations noir et blanc - 18,14 €

  

LE PASSAGE DU NORD-EST - L'odyssée du "Tegetthoff", le naufrage de la "Jeannette", le périple de Nordensk Jöld (1872/1882) -

Le présent volume rassemble les récits des trois expéditions qui tentèrent de prouver, au cours des années 1870-1880, qu'il était possible de passer directement de l'Atlantique au Pacifique en empruntant la voie maritime de l'océan Arctique - soit en longeant pendant quelque huit mille kilomètres les côtes désolées de la Sibérie, depuis le cap Nord jusqu'au détroit de Béring.

L'Odyssée du "Tegetthoff" (1872-1874) : L'équipage de ce navire austro-hongrois s'était donné un programme d'une ambition folle : d'abord atteindre le pôle ; puis, de là, couper directement vers le Pacifique nord. Il échouera à réaliser ce beau rêve, mais entreprendra, bloqué par les glaces mouvantes, le plus délirant voyage qui soit.

Le Naufrage de la "Jeannette" (1879-1882) : Cette expédition américaine part du Pacifique et se dirige vers l'ouest. Après deux hivernages forcés sur la banquise, le navire sombre, broyé par les glaces. Les hommes tentent alors, au prix de souffrances inouïes, de rallier avec des moyens de fortune les bouches de Lena, à mille kilomètres de là.

Le Périple de Nordenskjöld (1878-1880) : Préparé avec soin, le voyage de l'explorateur suédois ne connaît pas le sort dramatique des précédents. En moins de deux années, le premier tour de l'Eurasie se trouve bouclé, après un hiver passé sur la côte de Sibérie parmi les légendaires chasseurs Tschouktschis.

1989 - 407 pages, quelques illustrations noir et blanc - 22,71 €

  

 

TRAGEDIES POLAIRES - Récits - Pierre Vernay

A l'aube du XIXe siècle débute l'exploration des régions arctiques. Elle durera près d'un siècle. Hivernages dans la nuit polaire, faim et températures extrêmes sont le quotidien des explorateurs d'origines et de fortunes diverses, militaires ou civils passionnés qui ont soif de renommée. Certains sont téméraires, ignorent tout de la glace et de la navigation. Tous partagent un courage extraordinaire. Des centaines d'expéditions qui partirent, celles que raconte cet ouvrage sont les plus incroyables, les plus terrifiantes. Quand la mort semble au bout du voyage, les hommes se révèlent - grands ou petits, héroïques ou lâches, humbles ou arrogants.

Janvier 2007 - 197 pages - Nombreuses photos et illustration- 25 €

  

 

HISTOIRE DES MERS AUSTRALES - Jean-René Vanney

Malgré les mille et une faveurs de la technique, les mers australes demeurent l'adversaire le plus coriace que l'homme ait rencontré sur sa planète. A trois-quarts de siècle d'intervalle, l'"indicible terreur" éprouvée par Cook, fait écho à l'"épouvante involontaire" ressentie par Dumont d'Urville. La récente agonie du South Quest (janvier 1986), broyé par la banquise de la mer de Ross n'est-elle pas la réplique de celle de l'Endurance, écrasée en novembre 1915 dans la mer de Weddel ? Devant ces monstres d'hostilité, ces monumentales falaises à naufrages, peut-on imaginer l'angoisse des premiers visiteurs qui croyaient trouver ici le paradis terrestre ? Pourquoi, comment, qui, ces mers des mille périls, où le diable semblait avoir élu domicile, ont-elles tant fasciné ? Cette histoire des mers du bout du monde nous invite à suivre de génération en génération ceux qui s'acharnèrent à les explorer, les étudier, puis les exploiter... Quel romancier aurait pu imaginer les innombrables aventures de ces hommes qui eurent le front de se risquer au-delà des légendaires "Quarantièmes rugissants", dans les mers du Pôle Sud ? Pour en interdire l'accès aux plus valeureux, ou aux plus cupides, tempêtes et glaces ont rivalisé tout au long de cinq siècles. Et cependant, marins, savants, voyageurs, baleiniers n'ont cessé de relever le défi.

1986 - 737 pages - 27,50 €

  


Ouvrage épuisé

VERS LE PÔLE - Fridtjof Nansen

OUVRAGE EPUISE

"En septembre 1879, la Jeannette, commandée par le capitaine américain De Long, est prise dans les glaces, vers le détroit de Béring. Trois ans plus tard, des Esquimaux retrouvent des débris de son épave sur la côte sud-ouest du Groenland : un courant traverserait donc l'océan Arctique de part en part... Nansen (1861-1930) en est persuadé quand il lance l'idée de tenter une dérive transpolaire, à bord d'un bateau suffisamment solide pour se laisser prendre dans les glaces. Projet d'illuminé, ricanent tous les "experts". Nansen tient bon, monte une expédition légère, douze équipiers seulement, et c'est ainsi que le 23 juin 1893 le Fram, chargé de provisions jusqu'à la garde, quitte le port de Christiania (l'actuel Oslo) pour une aventure que chacun craint sans retour. Nansen et l'équipage du Fram reviendront pourtant tous vivants, au bout de trois années d'un extraordinaire périple. Une première dans l'histoire de la découverte des pôles ! Le Fram a résisté à tous les assauts, se jouant des forces démoniaques de la banquise...
Ce récit, superbe, l'un des plus remarquables inspirés par la conquête des pôles, je l'ai découvert il y a vingt ans. Et Fridtjof Nansen, audacieux, humain universel (il obtint le Prix Nobel de la paix en 1922 pour son action en faveur des réfugiés), devint dès lors le héros qui allait inspirer l'essentiel de mes navigations polaires. C'est à l'exemple du Fram un siècle après Nansen que j'ai fait construire l'Antartica. Et c'est dans le sillage du Fram encore que l'Antartica, au terme de l'actuelle expédition, entrera dans la banquise, à la longitude des terres du Nord, et partira à son tour à la dérive..." Jean-Louis ETIENNE

1996 - 300 pages - 18,50 €

  


Ouvrage épuisé 

 

LES NAUFRAGÉS DU PÔLE - Trois années d'errance dans l'enfer blanc (1881-1884) - A.W. Greely

Ouvrage épuisé

Ce texte, rédigé d'après les notes du lieutenant Greely - rescapé d'une aventure cauchemardesque de trois ans sur la route du pôle Nord - n'est pas fait pour les âmes sensibles. Il relate l'odyssée d'une petite troupe de scientifiques, américains pour la plupart, égarés dans les solitudes glacées ; son errance à travers le grand silence blanc ; ses tentatives d'hivernage dans des conditions inhumaines ; la faim, la folie, la mort lente; L'une des pages les plus stupéfiantes - les plus sombres, surtout - du grand Livre des explorations.

1995 - 186 pages, quelques illustrations noir et blanc - 18,14 €

LA CONQUÊTE DES PÔLES - 150 ans de photographie en Arctique et en Antarctique
Catalogue de l'exposition organisée à Paris, en 1997, par la
Mission du Patrimoine Photographique

Les photographies qui illustrent la conquête des pôles depuis le milieu du XIXe siècle relèvent à la fois de l'histoire, de la géographie, de l'ethnologie, de la climatologie. Certaines valent surtout par le témoignage qu'elles apportent, les territoires qu'elles explorent et leurs habitants, d'autres par la délectation esthétique qu'elles procurent, l'imaginaire qu'elles suscitent. Mais toutes répondent à la curiosité de l'homme, à sa capacité d'étonnement, à son goût pour l'émerveillement. De Miot à Davies, en passant par Louis-Amédée de Savoie, Charcot, Ponting, Hurley, Malaurie... ils étendirent autant qu'il fut possible les limites géographiques de la photographie. Pour nous donner à voir, ils lui firent affronter les pires épreuves, et elle aussi en sortit victorieuse...

1997 - Une centaine des pages - Recueil de nombreuses photographies noir et blanc - 19 €

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