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RÉCITS DE VOYAGE - LES PRÉCURSEURS

  

 

 

NAVIGATEUR EN SOLITAIRE  -  Joshua SLOCUM

En 1895, Joshua Slocum, cinquante et un ans, capitaine à la retraite, quitte le port de Boston, seul sur le Spray, un voilier rustique de onze mètres, pour faire le tour du monde.
Il ne se doute pas que son aventure inspirera des générations de navigateurs, et que le récit qu'il en  fera sera maintes fois réédité. Car Joshua Slocum, très vite, est devenu l'archétype du navigateur éternel : homme bourru et tendre, marin de race, aventurier au palmarès étonnant, il rapporte avec humour et simplicité les multiples péripéties de son voyage. Et son récit, ici servi par le travail d'une traductrice qui elle aussi est navigatrice, n'a pas pris une ride...

329 pages - Glossaire - Format poche  - 8.50 €

  

 
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SEUL AUTOUR DU MONDE SUR UN VOILIER DE ONZE MÈTRES
Le premier tour du monde en solitaire - de Joshua Slocum
Nouvelle édition 2002, illustrée page par page par Léon Haffner, peintre officiel de la marine

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Joshua Slocum a été le PREMIER NAVIGATEUR à avoir réussi le tour du monde en solitaire. Il nous a laissé un passionnant journal de bord où il raconte son aventure. Parti de Boston le 24 avril 1895, il revint le 27 juin 1898, après avoir parcouru plus de 46 000 milles à bord du Spray. Depuis, tous les navigateurs solitaires se réclament de Joshua Slocum comme de leur grand ancêtre commun, celui qui a montré la route et qui a été suivi par tant de disciples.

Léon Haffner, en illustrant cet ouvrage a non seulement réalisé une oeuvre d'artiste mais aussi d'archéologue et d'historien en recherchant, par souci d'exactitude, les documents permettant de reconstituer les paysages et les navires, depuis longtemps disparus, tels que Slocum les avait vus à bord du Spray.

247 pages, illustrations sur chaque page, quelques photos noir et blanc  - 15 €

  

 

SEUL, CAP VERS LA CROIX DU SUD -  Vito Dumas

Voici enfin réédités les récits de Vito Dumas, le "navigateur des tempêtes". Dans cette première partie d'une longue et incroyable épopée, l'illustre navigateur argentin nous fait revivre sa traversée de l'Atlantique entre Arcachon et Buenos Aires. Nous sommes en 1931... L'attendent la faim, la solitude, la fatigue, l'épuisement des nuits de veille, les tempêtes, les avaries... et aussi la peur au coeur d'une bourrasque, au creux d'une déferlante. Mais toutes ces épreuves seront dominées par la volonté sans faille qui l'anime. Jusqu'à la victoire finale, saluée par la presse comme un  exploit unique, et qui lui vaudra dans le monde entier un immense engouement populaire.
Depuis, si la traversée de l'Atlantique a quelque peu perdu de son aura ou de sa magie, elle conserve à jamais l'empreinte du sillage laissé par ceux qui les premiers la réalisèrent en solitaire. A travers tout ce qu'il nous offre de courage et d'humilité face à l'immensité de l'Océan, son témoignage demeure d'une brûlante actualité. Il révèle un marin d'une endurance hors normes et un navigateur inspiré ; des dons qui lui permettront de surmonter les pires difficultés. Un récit qui, entre coups de tabac et alizés, embarquera le lecteur au temps des premières navigations solitaires de l'histoire de la plaisance. Un témoignage rare qui va enfin retrouver sa place dans la bibliothèque de bord.

Nouvelle édition 2008 - 155 pages, quelques photos noir et blanc - 14,95 €

  


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ÎLES DE BEAUTÉ -  Alain Gerbault

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ILES DE BEAUTE est peut-être le plus beau livre d'Alain Gerbault, en tous les cas le plus heureux, le plus serein. Fin décembre 1933, après trois années passées en Europe et un an de voyage, le navigateur jette enfin l'ancre aux Marquises, première étape de ce qu'il appelle "la route du vrai retour". Et c'est une libération, comme si, après des années de tourments et d'errance, Gerbault se retrouvait. Partageant la vie des insulaires, leurs pêches, leurs jeux, notant leurs légendes, explorant les îles une à une, il mène une vie libre, sans souci des conventions - et les premières pages de son récit rayonnent de ce bonheur émerveillé de la redécouverte. Viendra plus tard le temps de l'échec et du malheur - qu'il évoquera avec colère dans "Un paradis se meurt" -, quand tous ses efforts pour sauver la culture polynésienne se heurteront à la dure loi de la "civilisation blanche sans merci". Mais, pour l'heure, Gerbault s'abandonne au pur plaisir de l'aventure.
Un livre rare, jamais réédité depuis 1941, qui se situe exactement avant "Un paradis se meurt" (présenté ci-dessous).
Annexes : Un héros de la solitude, de Léon Daudet // A la proue du Firecrest, de Henry Dufour // Lettres à Charmian London 1929-1935 // A Bora-Bora avec le souvenir d'Alain Gerbault le navigateur solitaire, de Jean Reverzy // Repères biographiques // Bibliographie

Nouvelle édition de 1995 - 281 pages - 18,50 €

  


OUVRAGE ÉPUISÉ 

UN PARADIS SE MEURT - Alain Gerbault

OUVRAGE ÉPUISÉ

Le testament d'Alain Gerbault. Son chant d'amour à la Polynésie. Et le plus terrible des réquisitoires - ne voulait-il pas lui donner le sous-titre : "Sous la civilisation blanche sans merci" ? Il lui consacra ses dernières années, ses dernières forces : dresser une stèle, un mémorial à la culture polynésienne qui mourait sous ses yeux, sauver coûte que coûte la mémoire de ce paradis assassiné. Il y a dans ce texte tendu, âpre, bouleversant, traversé d'éclairs émerveillés, dont on se demande bien comment il avait pu si longtemps rester oublié, la même ambition que dans "Les Immémoriaux" de Segalen. Sa traversée de l'Atlantique en solitaire, en 1923, à bord du Firecrest, avait rendu Alain Gerbault immensément célèbre. Mais c'est le défenseur des cultures polynésiennes qui nous émeut aujourd'hui par son destin tragique. Un autre Gerbault à découvrir : celui que l'on appela dans les îles le Sauvage Blanc.
Ce livre, dérangeant parce qu'il brisait trop de tabous, et ne donnait pas à la France le beau rôle, fut fraîchement accueilli, à sa parution en 1949. Il restait depuis introuvable. Le voici enfin, dans toute sa violence, augmenté par Eric Vibart de documents précieux sur les dernières années d'Alain Gerbault.

Annexes : Huit jours avec Alain Gerbault (interview 1935) // Alain Gerbault vu par l'Administration // La dernière traversée d'Alain Gerbault (1938-1941) // Le long chemin du paradis, odyssée d'un manuscrit // Repères biographiques // Bibliographie

Nouvelle édition de 1994 - 295 pages - 18,50 €

  

 

ALAIN GERBAULT - Vie et voyages d'un dandy révolté des années folles
Eric Vibart

As de l'aviation, champion de tennis, héros de l'Atlantique, écrivain à succès, défenseur des peuples de Polynésie... Sous ses couronnes de gloire, Alain Gerbault (1893-1941) reste encore une énigme. Héros ou mystificateur ? Idéaliste ou opportuniste ? "Il faut être exceptionnellement équilibré pour supporter sans accident la dualité de personnalité qu'impose la solitude", écrivait-il. En solitaire sur un voilier, le Firecrest, il traversa en effet l'Atlantique et effectua le tour du monde (1923-1929). Reparti en 1932 dans les îles du Pacifique, il y mourut de la malaria.

Une biographie dense et bien écrite.

1989, édition poche de 2001 - 372 pages - 9,76 €

  

 

VENT DESSUS, VENT DEDANS - Marin Marie

"Je me suis tout d'abord acharné à découvrir des motifs précis aux navigations hasardeuses qui font l'objet de ce livre. [...] J'aurais pu me douter également que ce genre d'aventures n'avait, de par son principe, ni rime ni raison, ni utilité quelconque, si ce n'est mon bon plaisir."

Marin-Marie est né en Mayenne en 1901. Après des études de droit à Rennes et Paris, puis son service militaire sur le Pourquoi Pas ?, il participe à deux expéditions dont il revient avec des carnets de croquis bien remplis et expose un peu plus tard aux côtés de Foujita, Gervèse et Utrillo. Il devient peintre de la Marine en 1934. Après deux traversées mémorables en solitaire, en 1933 et 1936, il continue de se balader en famille outre-Atlantique, revenant souvent dans sa maison de Chausey où il a continué à peindre jusqu'à sa mort en 1987.
Pour relater ses traversées en solitaire, Marin-Marie avait écrit un premier manuscrit en français. Puis, pensant que ses navigations ne pouvaient en aucun cas intéresser le public français, il le fit traduire en anglais par son éditeur Peter Davies. Nous vous livrons ici ce manuscrit original rédigé en français.

289 pages, un cahier de photos noir et blanc - 14.94 €

  

 

LA CROISIÈRE D'ANAHITA - Louis Bernicot

Son bateau, l'Anahita, est lancé à Carantec en août 1936. Sans essais, Louis Bernicot appareille vingt jours plus tard pour la grande aventure. En moins de deux ans, il accomplit un remarquable tour du monde rythmé par quatorze courtes escales. Marin professionnel, il maîtrise parfaitement les aspects techniques de son aventure et réalise l'incroyable exploit de ne rien casser en dépit d'un chavirage aux abords de la Terre de Feu. Il était, avant la seconde guerre mondiale, le deuxième français et le quatrième marin solitaire à avoir accompli un tel périple.
Originaire de l'Aber Vrac'h, Louis Bernicot fit toute sa carrière aux Messageries Maritimes. Embarqué comme pilotin au début du siècle sur les derniers grands voiliers qui faisaient la route du Horn, il obtient très vite deux commandements à la mer comme capitaine au long cours. Il finit sa carrière à terre, comme agent des Messageries à Huston aux Etats-Unis puis à Basse-Terre en Guadeloupe. A 50 ans, il prend sa retraite et décide d'accomplir un tour du monde en solitaire en passant par le détroit de Magellan.

Le beau récit, sobre et sans fioriture, d'un amoureux de la voile et de la belle manoeuvre, dans les traces de Slocum. De belles descriptions de navigations, notamment dans le Détroit de Magellan.

Nouvelle édition enrichie de 2002 - 216 pages, quelques photos noir et blanc - 15 €

  


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CINQ FILLES EN MÉDITERRANÉE - 1925 - QUAND J'ÉTAIS MATELOT - Marthe Oulié

Ouvrage épuisé

Cinq "garçonnes" en Méditerranée ! En 1925, cinq jeunes filles naviguent à la voile de Marseille à Athènes, cap vers la Grèce éternelle. Elles ont à peine plus de 20 ans et embarquent pour une vie rêvée à bord de Bonita, vieux yawl sans moteur dont c'est le dernier voyage. "Quand j'étais matelot" est, avec un enthousiasme intact, le récit de cet été exceptionnel vécu en mer par cinq filles (et un garçon !), femmes émancipées de coeur et d'esprit, expertes à manier dérision et humour. Chacune de ces cinq garçonnes à cheveux courts affiche avec bonheur une personnalité atypique. Hermine de Saussure, universitaire, âme du groupe et capitaine de Bonita, a résolu de vivreà fond ses idéaux de jeunesse. Ella Maillart, second du bord, vit une expérience qui décide de sa destinée d'écrivain-voyageur. Marthe Oulié, auteur, voyageuse et archéologue visitera ensuite une grande partie du monde, tout comme Mariel Jean-Brunhes, géographe, future ethnologue et militante humaniste. Yvonne de Saussure, soeur aînée d'Hermine, et leur jeune frère Henri-Benedict complètent cet équipage plein d'audace et de raffinement culturel. Les filles de Bonita se donnent une occasion unique de tutoyer Homère, abordant seules des îles et des sites archéologiques qui ne sont pas encore voués au tourisme de masse. Récit de découverte, croisière initiatique aux évocations vivaces, "Quand j'étais matelot" témoigne d'une expérience libératrice partagée sous le soleil de Grèce.

Edition 2004 - 279 pages - une cinquantaine de photos noir et blanc - 18 €

  

 

LA VAGABONDE DES MERS - Ella Maillart

"Les pages qui suivent consistent en des évocations de mon insouciante jeunesse... Afin de mieux comprendre mon histoire, que mon lecteur sache que dès mon plus jeune âge j'ai tâté de radeaux faits de planches et de rondins. Que par la suite, et durant maintes années, j'ai consacré à la voile toutes mes heures de loisir, toutes mes vacances d'été. Des dériveurs, d'abord, et autres coques de noix. Jusqu'au jour où on m'a confié un vrai bateau."
Il ne faudrait pas oublier, en effet, qu'Ella Maillart (1903-1997), grande voyageuse à travers les terres d'Asie, prit goût à l'aventure sur les eaux du lac de Genève. L'amie d'Alain Gerbault fut la première femme à disputer les jeux Olympiques en épreuves de Yachting, à Paris, en 1924.

1942 - Réédition poche 2002- 365 pages - 9 €

 

KURUN AUTOUR DU MONDE- 1949/1952 - Jacques-Yves Le Toumelin

Parti du Croisic le 19 septembre 1949, Jacques-Yves Le Toumelin y fera retour le 7 juillet 1952 et son exploit le hissera, à son corps défendant, au niveau des plus grands : Joshua Slocum ou Alain Gerbault. Près de trois ans pour un tour du monde à la voile en solitaire ! La performance du Kurun peut prêter à sourire, quand des coureurs professionnels se battent aujourd'hui à coups de merveilles technologiques pour boucler leur périple en moins de 80 jours. Mais qui, en vérité, va le plus loin, d'un Théodore Monod arpentant le désert à pied, ou de tel concurrent du Paris-Dakar ? De là, aussi, le charme extrême de ce livre : c'est qu'il nous parle d'un autre temps, d'un autre lieu, d'autres valeurs. Trois années de courage, d'héroïsme parfois, d'aventures toujours. Trois années d'éblouissement  par toutes les mers du monde. Le bonheur des rencontres au hasard des étapes. Cette sensation grisante de s'alléger de tout ce qui d'ordinaire nous retient et englue, jusqu'à ne plus faire obstacle au pur poème du monde, épouser la vague et le vent : ce Kurun autour du monde nous émeut aujourd'hui comme il a pu éblouir des milliers de lecteurs jadis, et plus encore peut-être, car une fois la dimension de l'exploit effacée, il ne nous reste plus que l'essentiel : l'aventure vécue, et ce sentiment que Le Toumelin s'entend à nous faire partager comme pas un, l'infinie splendeur de la création.
Un classique absolu, et l'un des plus beaux livres de voyage jamais inspirés par la mer.

Un récit intéressant dans lequel l'auteur conte dans le détail l'évolution de son projet de tour du monde, la construction du bateau, les préparatifs, les problèmes d'argent et la débrouillardise dont il sait faire preuve pour venir à bout des obstacles.

Réédition 1995 - 436 pages - 19,50 €

  

KURUN AUX ANTILLES -Jacques-Yves Le Toumelin

 Comment, après sa fabuleuse aventure autour du monde, envisager sérieusement de reprendre le train-train d'une vie ordinaire à terre ? Réarmé, le mât changé, voilà donc le Kurun qui, du Croisic, met le cap sur les Antilles en septembre 1954... Des aventures, il en connaîtra tout son soûl, à commencer par du gros temps dans le Golfe de Gascogne, un naufrage évité de justesse près de Madère, ou le record (pour l'époque !) de l'étape Grande Canarie-Grenade : 3.200 milles en 27 jours. Mais ce ne sont pas tant les exploits qui font le charme de ce livre, que sa lenteur. Qui laisse au navigateur le temps de vivre et de rêver : Grenade, les Grenadines, Sainte-Lucie, la Martinique, la Dominique, les Saintes, la Guadeloupe ; après les périls et les splendeurs violentes de la traversée, Le Toumelin flâne, se grise jusqu'à l'ivresse des beautés caraïbes, et c'est comme s'il se révélait à lui-même : ce navigateur solitaire est d'abord un homme en quête de lui-même, et l'on comprend qu'il ait pu être facsiné par les traditions orientales... Le 27 jfuillet 1955, près d'un an plus tard, voici le Kurun de nouveau au Croisic - les voyages de Le Toumelin, désormais, seront surtout des voyages intérieurs...

Réédition 1996 - 253 pages - 18.50 €

  

 

AUX 4 VENTS DE L'AVENTURE - TOME 1 : LE DÉFI AU CAP HORN - Marcel Bardiaux

Dans ce volume, Marcel Bardiaux raconte sa longue navigation en solitaire à bord de son cotre Les 4 Vents, ou, du moins, la première partie de son voyage, celle qui le mènera jusqu'à Tahiti, car l'immense périple, commencé au Havre en février 1950, donne matière à d'abondantes aventures. Quand on sait que l'auteur a conçu et construit son bateau lui-même, qu'il a doublé le cap Horn en plein hiver, qu'il a exploré les canaux de Patagonie, qu'il a navigué dans des passes dangereuses avec une jambe gelée, il est facile de supposer tout l'intérêt que comporte un tel récit. Aux 4 vents de l'aventure est sans doute le plus extraordinaire récit de navigation solitaire. Dépouillé de toute littérature, il est d'une rude et poignante vérité.

Réédition de 2000 - 475 pages, quelques photos noir et blanc - 21 €

  

 

AUX 4 VENTS DE L'AVENTURE - TOME 2 : PAR LE CHEMIN DES ÉCOLIERS - Marcel Bardiaux

Ce récit retrace la longue navigation de Marcel Bardiaux, au départ de Tahiti (1954) jusqu'à Arcachon (1958), en passant par l'Indonésie, l'extrémité sud de l'Afrique, puis l'Amérique. Tout est prétexte à escales (Antilles, Bermudes, Açores). L'auteur se soucie moins de rentrer vite que de s'arrêter partout - surtout quand ces îles paradisiaques sont accueillantes bien que l'abord de chaque côte soit risqué : entrées mal balisées de certains ports, parcours dans des récifs coralliens (naufrage en Calédonie), rencontre dangereuse de certaines peuplades pirates d'Indonésie auxquelles il échappe astucieusement. Par son ton sincère et caustique, ce récit coloré, à la fois amusant et tragique, est un bel exemple de ténacité et de confiance en soi.

Né en 1910 à Clermont-Ferrand, Marcel Bardiaux est animé d'un esprit d'indépendance totale. Dans les années trente il fait le tour d'Europe en canoë. Dans les années quarante il est champion de kayak. Dans les années cinquante il boucle un premier tour du monde en solitaire dont il a tiré deux livres à succès. Dans les années soixante il construit un ketch en acier inoxydable et insubmersible. Et depuis lors, il ne cesse de naviguer et d'écrire.

Réédition de 1998 - 473 pages, quelques photos noir et blanc - 21 €

  

 

FLEUR D'OCEAN - Annie Van de Wiele

Annie Van de Wiele est la première femme à avoir accompli un tour du monde à la voile. Ce périple, effectué durant les années 1951-1952, elle l'a raconté dans "Pénélope était du voyage", un récit qui remporta un grand succès et devint un classique de l'aventure maritime (épuisé). Comme Alain Gerbault ou Anita Conti, Annie Van de Wiele fait partie du petit cercle des navigateurs pionniers qui feront rêver des générations de marins. Ecrit en 2001, FLEUR D'OCEAN relate un épisode qui précède d'un an le tour du monde qu'Annie Van de Wiele accomplit à bord de l'Omoo, son ketch de 13,80 mètres. Nous sommes en février 1950, Annie et son époux Louis Van de Wiele ancrent leur voilier à Nice. En attendant leur équipier, ils se mêlent à la vie des pêcheurs. Ils sont les seuls plaisanciers de la région jusqu'à ce qu'arrive un caboteur breton baptisé Fleur d'Océan. Les marins sympathisent : les nouveaux venus leur apprennent qu'ils se préparent à appareiller pour Tahiti. Le printemps passe et les Van de Wiele, toujours sans nouvelle de leur compagnon, décident de se joindre à l'équipage de Fleur d'Océan. Celui-ci est composé d'un ancien capitaine de la marine marchande et de sa femme, des propriétaires, d'un matelot monégasque, d'un mécanicien alsacien, et de quatre mousses : les enfants des deux couples, âgés de 1 à 4 ans, mais aussi de deux chiens... C'est cette traversée que raconte ici Annie Van de Wiele avec un humour et une joie de vivre qui perce à chaque instant, une formidable épopée entre couches-culottes et coups de tabac qui rappelle une époque révolue, celle où le voyage était un art de vivre et pas encore un mode de consommation.

2002 - 185 pages - 15 €

 

 

CABOTAGE - Annie Van de Wiele

1951 : fin du tour du monde qu'Annie Van de Wiele nous racontait si joliment dans "Pénélope était du voyage" (épuisé). Conférences, livre, signatures. Et l'envie de repartir, au plus vite. Cap donc sur l'Afrique, à bord du fidèle Omoo. Sans plan bien établi. N'est-ce pas cela, très exactement, "partir à l'aventure" ? Traversée du golfe de Gascogne, longues flâneries à Séville. Et enfin l'Afrique, Alger, Tunis, Tobrouk, Le Caire, Port-Saïd : on croit rêver, dans une atmosphère d'un autre temps, comme immobile, temps des colonies, des administrations tatillonnes et exténuées sous des chaleurs moites. Puis c'est la Somalie, les longues caravanes, les premières chasses - la solitude du désert n'est-elle pas comparable à celle de la mer ? Louvoyage entre Aden et la côte somalienne, Cabo Elefanto, Mombasa. Et l'éblouissement total, tout à coup : le Kenya. Annie et Louis Van de Wiele vont y demeurer cinq ans. Cinq années d'une insolente liberté. Mais pour vivre ce rêve-là, il leur faudra vendre Omoo...
Disons-le tout net : ce livre a un charme fou. C'est qu'Annie Van de Wiele, avec humour, vivacité et poésie, n'en finit pas de s'émerveiller de l'inépuisable beauté du monde, et de la réjouissante étrangeté de ceux qui l'habitent. Comme ils paraissent tristes, nos professionnels de l'exploit, comparés à elle !

1998 - 233 pages - 16 €

 


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EPUISÉ

 

SOLITAIRE OU PAS  - L'atlantique par deux fois - Olivier Stern-Veyrin  - OUVRAGE EPUISÉ

Ayant acquis un nouveau voilier, un Cap-Nord, Smile, Olivier Stern-Veyrin prend la mer pour les Antilles, avec pour tout équipage sa fille Ann. Au cours de cette traversée de l'Atlantique d'est en ouest, il l'initie à tous les secrets de la conduite du bateau et du réglage des voiles. A treize ans, équipière à part entière, elle est d'un appui moral considérable pour son père. Aux Antilles, elle devra débarquer pour reprendre ses études en France et c'est en solitaire que Olivier Stern-Veyrin poursuivra son périple vers les Bermudes. Mais Ann n'est pas le seul héros de cette aventure océane, il y a tous ces oiseaux du large, William, le fils de l'auteur, qui le rejoindra à Tanger sur le chemin du retour, Palpédor, le chat du bord et surtout l'auteur qui doit lutter, non contre la mer, mais contre lui-même. Ce livre n'est pas seulement une relation de navigation, c'est un document humain, récit en contrepoint de l'amitié et de la solitude.
Olivier Stern-Veyrin exerce en Polynésie en tant que médecin, de 1951 à 1953. Initié par son frère, dès 1946, à la navigation, c'est sur un voilier Fiaowa qu'il se déplace d'île en île pour prodiguer ses soins. Médecin des Marquises, où il soigne les lépreux, puis attaché au dispensaire de Papeete, il rencontre au gré des escales les plus célèbres navigateurs : Eric et Susan Hiscock, Marcel Bardiaux, Eric de Bishop, Annie et Louis Van de Wiele... et même opère l'équipier de ces derniers, lorsque leur yacht Omoo relâche à Atuona.

1968 - Réédition 1999 - 269 pages - 18,50 €

 

 

L'EXPÉDITION DU KON-TIKI - Sur un radeau à travers le Pacifique - Thor Heyerdahl

Aussitôt après la dernière guerre, six hommes (dont 5 étaient aussi peu marins que possible) construisent un radeau de balsa avec des moyens résolument "préhistoriques", histoire de prouver au monde que la civilisation de l'île de Pâques et de la Polynésie orientale était directement issue du grand Empire andin qui avait précédé celui des Incas... Leur traversée du Pacifique a donné lieu à l'un des plus passionnants récits d'aventure vécue du siècle qui vient de s'achever. Un livre traduit dans quasi toutes les langues de la planète. Et qui a largement bouleversé la conception que nous nous faisions de la "naissance" de l'histoire.

Un très grand classique que tout amoureux de la mer et de l'aventure se doit d'avoir lu. Un livre qui immortalise le coup de folie de six gaillards sans le sou et superbement impréparés, fidèles à leur songe envers et contre tous les avertissements réalistes des experts et des prudents, et qui leur apportera une gloire inimaginable.

1948 - Réédition poche 1994 - 8,90 €

 

 

LES COMPAGNONS DU KON-TIKI - Erik Hesselberg

En 1947, Thor Heryerdahl et ses cinq compagnons traversaient le Pacifique à bord d'un radeau de balsa à voile baptisé Kon-Tiki. L'objectif de l'expédition était de démontrer que des populations sud-américaines pré-incastiques avaient pu coloniser la Polynésie. Mais 8000 km d'océan désertique séparent le Pérou des îles polynésiennes les plus proches, et la probabilité que des radeaux ingouvernables aient pu rallier deux points du globe aussi éloignés était infime. Pour vaincre l'incrédulité des scientifiques, Heyerdahl n'avait qu'un moyen : réitérer l'exploit des navigateurs précolombiens avec une embarcation similaire. Cinq Norvégiens et un Suédois se lancèrent donc sur le Pacifique depuis Lima à bord d'un esquif primitif. Après 101 jours de navigation épique, Kon-Tiki, qui avait parcouru 4300 milles nautiques, s'échouait sur un récif de l'atoll de Raroia : l'équipage, indemne, venait de prouver qu'une telle traversée du Pacifique était possible. Le film de cette odyssée reçut un Oscar à Hollywood et le livre de Thor Heyerdahl fut traduit en 67 langues (cf. ci-dessus). Quant au carnet réalisé par Erik Hesselberg au cours de ce voyage extraordinaire, il fut aussi publié dans de nombreux pays. Il associe une narration simple, familière, pleine d'humour, à des dessins sensibles, délicats, aussi drôles que poétiques. Une sorte de perfection en matière de carnet de voyage pour une aventure qui reste l'une des plus fameuses du XXe siècle.

Jeune architecte norvégien, Eric Hesselberg avait été embarqué comme navigateur à bord du Kon-Tiki. Lui, qui avait peint sur la voile du radeau une rerpésentation du dieu Tiki, a couvert ses cahiers de dessins tout au long du voyage. Ami de Picasso, il fut un peintre et un sculpteur de grand talent.

1952 - Réédition de 2003 - 95 pages noir et blanc magnifiquement illustrées de dessins, façon B.D. - 30 €

 

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